Article publié sur le site francebleu.fr le 2 mai 2023

À l’approche de l’été et alors que les pics de chaleur liés au réchauffement climatique sont de plus en plus intenses, la ville de Marseille lance un vaste chantier pour abaisser la température en classe. La mairie a pour objectif de régler les 150 points chauds recensés d’ici l’été 2024.

Logements collectifs en bordure méditerranéenne RE2020

Des pare-soleil installés devant les fenêtres exposées au soleil dans cette école du 6e arrondissement de Marseille. © Radio France – Fred Chapuis

Il reste environ deux mois d’école avant les vacances d’été. Et au-delà de la fatigue accumulée tout au long de l’année scolaire, la période peut-être difficile à vivre pour les élèves confrontés à la chaleur en classe ou dans les cours de récréation. Et alors que le mercure ne cesse d’augmenter et les canicules se répéter sous l’effet du réchauffement climatique, à Marseille, la ville entreprend des travaux pour abaisser les températures à l’école.

Comment rafraîchir sans climatiser ?

Environ 150 points chauds sont identifiés sur 470 écoles marseillaises. La ville a voté un plan canicule d’un million d’euros en septembre 2022 et sept écoles pilotes bénéficient de travaux dès cette rentrée des vacances de printemps : Jean Fiolle (6e), Peyssonnel (3e), Félix Pyat (3e), Pointe-Rouge (8e), Sainte-Anne (8e), Sainte-Catherine (8e), La Butte des Carmes (2e). L’objectif de la ville est de régler la moitié des points chauds dans les écoles cet été et la totalité à l’été 2024.
Et pour Pierre-Marie Ganozzi, l’adjoint au maire chargé du plan école, il n’est pas question de rafraîchir les classes en climatisant. “Dans ces écoles tests, nous mettons des préaux, des brise-soleil, et des brasseurs d’air, explique l’élu sur France Bleu Provence. On veut utiliser les nouvelles technologies pour répondre au défi du réchauffement climatique, non pas en accentuant ce réchauffement, mais en s’adaptant au mieux à cette problématique pour Marseille qui sera un vrai défi dans les prochaines décennies. Si on ne fait rien, la ville de Marseille sera invivable dans pas si longtemps que ça“.

Logements collectifs en bordure méditerranéenne RE2020
Un brasseur d’air installé au plafond d’une classe pour abaisser la température pendant les pics de chaleur. © Radio France – Fred Chapuis
Dans ces sept écoles pilotes, la ville de Marseille expérimente des brasseurs d’air. Jean-Philippe Bonnin, le directeur du pôle travaux écoles à Marseille, en explique le principe et les avantages par rapport aux ventilateurs à pales.
Chaque brasseur coûte environ 1.500 euros. Il en faut au moins quatre par classe. Plusieurs vitesses sont possibles en fonction de la chaleur. Un appareil de ce type consomme “à peine plus qu’une ampoule électrique”, précise Jean-Philippe Bonnin sur France Bleu Provence. En complément des brasseurs d’air et brise-soleil, la ville fait installer, quand c’est nécessaire, des ombrières dans les cours de récréation les plus bétonnées et ensoleillées. Des structures en bois ou en toile. Une cinquantaine est prévue d’ici la rentrée de septembre.

500 nouveaux ventilateurs en attendant les financements

L’ensemble de ces travaux est chiffré par la ville à 150.000 euros, financés par le plan canicule d’un million d’euros voté en septembre 2022. Une enveloppe importante mais insuffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des écoles marseillaises reconnaît Pierre-Marie Ganozzi. “Nous cherchons des financements complémentaires, notamment l’argent de l’Europe“. En attendant les travaux, la ville de Marseille annonce la distribution de 500 nouveaux ventilateurs dans les écoles en supplément des 500 ventilateurs distribués l’an passé pour passer les deux derniers mois les plus chauds avant l’été.

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Un brise-soleil installé devant une fenêtre exposée au soleil dans une école de Marseille. © Radio France – Fred Chapuis
Par Frédéric Chapuis, France Bleu Provence

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